ATELIER MACARONS

TRUCS ET ASTUCES DE CHEFS

MONTPELLIER

in the Kitchen Montpellier

06.08.32.79.32

GOURMANDISES SUCREES

MACARONS MONTPELLIER

MACARONS CITRON Café, chocolat,pistache,framboise, nougat, caramel...mandarine,cerise...Amande,

speculos,myrtille...Miel...Ganache au thé vert...Macarons sucrés, salés,aigre-doux,épicés...curry, gingembre...

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MACARONS MONTPELLIER

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MACARONS MONTPELLIER

Recette pour environ une trentaine de macarons:
-150g de sucre glace
-150g de poudre d'amande
-60g de blanc d'oeuf
Pour la meringue italienne
-50g de blanc d'oeuf
-150g de sucre semoule
-35g d'eau
-une pointe de couteau de crème de tartre (ou quelques gouttes de jus de citron)

Je livre ici toutes les astuces pour réussir au mieux les macarons. Je ne cache pas qu'il faut un léger coup de main mais aucune réelle difficulté insurmontable. On peut très bien réussir la première fois puis les rater. J'ai fait des milliers de macarons, mais j'avoue, avec le recul, qu'au début ils n'étaient pas si terribles! Je me souviens surtout en avoir fait 600 pour les 60 ans de ma maman, mais j'ai fait une grosse erreur! Je les ai congelés. Et comme il faisait très humide, en dégelant, ils se sont un peu détrempés.

Deux écoles s'affrontent sur le procédé des macarons.
Une première méthode avec des blancs montés en neige ferme que l'on ajoute au mélange poudre d'amande/sucre glace. Le résultat ne me plaît pas.
Une deuxième méthode, que je privilégie et que j'explique ici, avec toujours le mélange poudre d'amande/sucre glace (tant pout tant) mais auquel on ajoute une meringue italienne, c'est à dire des blancs montés en neige sur laquelle on verse un sucre cuit au gros boulé. Le résultat donne des macarons précuits qui nécéssitent une moins longue cuisson au four, donc perdent moins leur couleur et brunissent moins. Du reste, la coque croûte mieux et résistera mieux, donc donnera une belle collerette (ou pied) si particulière au macaron!

Mettre la poudre d'amande et le sucre glace dans un mixeur. Puis laisser tourner la machine pendant deux ou trois minutes.
Verser le contenu dans une passoire fine au dessus d'une jatte. Tamiser l'ensemble.
Cette opération consiste à bien mêler le sucre et la poudre d'amande et donnera une apparence plus lisse aux macarons.
Pour la meringue italienne, verser le sucre semoule et l'eau dans une casserole et faire chauffer sur feu modéré.
L'ensemble doit atteindre 117°C, mais il faut commencer à monter les blancs en neige quand le sucre atteint 110°C.
Quand le sucre atteint cette température ou un peu avant, monter les oeufs en neige (les 50g!!) pas trop ferme avec une pointe de couteau de crème de tartre ou quelques gouttes de jus de citron. Ceci afin d'empêcher les blancs de "grainer".
N.B.: La crème de tartre, contrairement à son nom, n'est pas une crème, c'est une poudre blanche, sous produit de la fabrication du vin. Elle stabilise par son acidité, les blancs d'oeufs battus et empêche la cristallisation du sucre en confiserie.
Quand le sucre atteint finalement 117°C, le verser en filet sur les blancs tout en continuant de fouetter au batteur électrique, (ce que je ne fais pas sur la photo car je prenais la photo!)
Continuer toujours de fouetter puis ajouter les colorants en poudre si besoin.
Conseil de Bernard: il faut toujours mettre des colorants en poudre, ceux qui sont liquides ne donnent pas de belles couleurs et la perdent à la cuisson!
Continuer de fouetter jusqu'à ce que les blancs soient à 45°C.
On peut maintenant procéder à l'assemblage blancs/poudre. Et c'est à ce moment que tout se joue!! Mettre les 60g de blancs restants dans la poudre/sucre glace (tant pour tant).
Ajouter une cuillerée à soupe de meringue au premier appareil et commencer à mélanger complétement.
Le mélange ainsi réalisé est assez ferme!
Ajouter ensuite au fur et à mesure le reste en mélangeant cette fois délicatement comme on le ferait pour une mousse, c'est à dire en soulevant la pâte!
Quand toute la meringue a été ajoutée, continuer à travailler la pâte avec une spatule en l'écrasant un peu. On est en train de "macaroner" la pâte pour lui donner trois adjectifs:
LISSE, SOUPLE et BRILLANTE!!
En soulevant la pâte, quand on la fait retomber, elle doit s'assouplir un peu mais pas trop, ne doit pas être liquide mais pas ferme non plus!!
Avec une poche dotée d'une douille de 8mm, réaliser des petits tas de pâte sur des plaques à pâtisseries garnies de papier sulfurisé.
Conseil de Bernard: il faut préparer les plaques à pâtisserie en avance, j'utilise 4 plaques pour cette proportion de pâte. Il faut bien découper le papier pour qu'il ne déborde pas. En ayant les plaques prêtes, on peut continuer avec la poche à douille!
On doit tenir la poche verticalement et faire des macarons d'en gros deux centimètres et les espacer suffisamment. On peut mettre 24 macarons par plaque (4X6).
Le macaron va ensuite s'étaler un tout peu si la pâte a été correctement réalisée. On peut tapoter légérement la plaque sur la table pour forcer la pâte à s'étaler et à perdre les imperfections dûes à la poche à douille ou à une mauvaise manipulation.
Conseil de Bernard: Ce que je vais dire va sembler un peu improbable. Ladurée m'a toujours paru être la perfection pour les macarons. C'est toujours le cas, mais après tout je comprends que ça ne plaise pas à tout le monde. La différence avec les autres est un macaron réellement parfait, plat sur le dessus avec un beau pied et tous absolument identiques. Pour le fait qu'ils soient tous identiques, je comprends très bien, car c'est le geste pour former les pastilles de pâte avec la poche à douille qui compte. Donc,avec le temps on y arrive. Par contre c'est ce côté plat qui me rendait fou! J'ai cherché la solution, en pensant d'abord que c'était la pâte que devait être un peu plus liquide, mais non, la pâte ne cuisait plus de la même façon. J'ai aussi pensé qu'ils utilisaient un chablon (sorte de moule) pour pouvoir lisser la pâte. J'ai fabriqué ce chablon moi-même et le résultat était une catastrophe! Alors comment??!! Et bien je l'ai découvert par hasard. Ce que j'ai expliqué avant, le fait de tapoter légérement et bien là était le secret. Donc je me permets d'insister. Un jour que j'avais fait une pâte à macaron pas assez fluide, j'ai dû forcer la pâte à se lisser. Comment? En prenant la plaque dans les mains et en la laissant tomber d'au moins 30-40cm de haut à la veticale sur la table! Le choc aplatissait les macarons (pas encore cuits!!). Pas encore satifait j'ai recommencé deux trois fois. Le résultat était à la hauteur. Les petits pics sur la pâte avaient disparu. Mais là j'ai compris! Il suffit de faire cela à chaque fois et les macarons s'aplatissent!! Donc voilà mon secret des macarons plats en surface.
Il faut ensuite laisser "croûter" pendant 2 heures. Cette opération est INDISPENSABLE!!!
J'ai déjà voulu faire le malin et mettre directement au four, résultat: des macarons qui la plupart du temps se craquelent sur toute la surface! Le fait de laisser croûter forcera la macron à gonfler par en dessous et donc de créer son pied caractéristique.
Je viens de changer mon point de vue en me remettant au non-croûtage et les macarons sont magnifiques. Vous pouvez donc les cuire directement après les avoir formés. Par contre, la météo change pas mal de choses.
Préchauffer le four à 140°C. Placer uen grille au milieu du four. Quand celui-ci est chaud, placer une plaque de macarons sur la grille et laisser cuire 16 minutes selon la puissance du four.
Conseil de Bernard: dans les livres il est souvent demandé de superposer les plaques, c'est à dire de mettre la plaque avec les macarons avant cuisson sur deux autres plaques identiques. J'ai essayé avec et sans. Verdict: c'est PAREIL!!!! Ca ne change rien et je préfère même sans ces fameuses plaques en dessous car les macarons ne cuisent pas en dessous et pour les décoller c'est un cauchemar! Et mes macarons ONT la colerette, leur pied si particulier! Et non mes macarons ne sont pas trop cuits! Ils ont tout leur moelleux après une nuit ou deux passées au frais. A bon entendeur...
Je cuis plaques par plaques, car si on met plusieurs plaques en même temps, elle ne vont pas cuire de la même façon. J'en donne la raison dans la recette des tuiles aux amandes.
En sortant du four je laisse les macarons sur le papier sulfurisé sur la plaque et j'enfourne une autre plaque.
En laissant ainsi les macarons qui sont sortis du four sur leur plaque, ils vont juste chauffer par en dessous encore quelques instants.
Quand la première plaque est refroidie, je prends une spatule à pâtisserie et je décolle les macarons sans aucune difficulté! Il faut oublier cette soit-disant astuce qui consiste à mettre de l'eau sous le papier pour créer une vapeur qui décolle les macarons. Ca marche très bien sans!!
Il suffit ensuite de trier les macarons par tailles si on n'a pas réussi à les faire tous indentiques. Mais avec le temps on arrive à les faire tous pareils!!
Fourrer les macarons avec la garniture choisie à la poche à douile et laisser ensuite dans une boite hermétique. Placer ensuite la boite au réfrigérateur pour toute une nuit. Il va se créer une osmose entre la garniture et le macaron.
La garniture est aussi, voir plus importante que le macaron en lui même. Elle doit être parfaite car si elle est trop humide, elle va détremper le macaron (c'est l'exemple type des recettes du commerce du macaron au citron).
Je vais mettre en ligne diverses garnitures de ma composition.
Pour l'instant:
(Cliquer sur le nom de la recette pour y accéder.)
Vanille avec coque argentées: (recette très prochainement, le temps de la faire!)